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Les réactions de l'enfant face à la mort

la mort

Chaque enfant aura une réaction différente, difficile à anticiper. Cela dépend notamment de son âge, de sa maturité, des circonstances de la mort et de la nature des relations qui existaient entre lui et la personne disparue.

Honte

L'enfant peut avoir honte d'avoir perdu son parent, de ne pas être comme les autres. Il se comportera en fonction des attentes de son entourage. Il souhaite par-dessus tout ne pas déranger son entourage. Il ne vit pas continuellement dans le chagrin. Des moments insouciants et de profonde tristesse alternent. Il peut jouer, rire, s'amuser.

Indifférence

Le choc étant trop important, l'enfant va faire comme s'il ne s'était rien passé, il va continuer à jouer, à rire, à chanter.

Derrière cette réaction très paradoxale, il y a en fait un besoin de séquencer les événements ; psychiquement, il n'est pas à même de recevoir l'intégrité de la perte et des conséquences de la perte. Il a reçu la nouvelle, et il va la digérer par petits bouts.

Ce décalage entre la nouvelle annoncée et l'attitude de l'enfant peut générer une forme d'agressivité de la part des adultes.

Il semble indifférent, mais les réactions ne peuvent être que retardées. L'enfant ne s'autorisera à être malheureux qu'une fois que sa famille ira mieux. Vivant dans le présent et dans le concret, il a des difficultés à anticiper. Il a comme l'adulte, le sentiment d'être abandonné, d'être coupable, de ne pas être digne d'être aimé, ce qui correspond souvent au moment où la famille le met de côté pour vivre sa propre souffrance.

Régression

Suite à la mort d'un parent, l'enfant peut avoir un comportement régressif, en n'étant plus propre par exemple, ou en refusant de s'alimenter seul.

Soutien des autres

Les enfants de cet âge sont beaucoup plus attentifs à ce qui se passe, ils ont conscience de la souffrance des parents, et l'enfant peut mettre sa propre douleur entre parenthèses pour ne pas en rajouter. Ce peut être aussi la prise en charge de la souffrance du parent restant pour ne pas qu'il s'effondre, et l'enfant va entrer dans un rôle inapproprié, soutenir émotionnellement ce parent alors qu'il n'a absolument pas les outils pour répondre à la situation.

Agressivité

Vivre le deuil pour un enfant peut prendre une autre modalité, ce sont les phases d'agressivité, expression de toute la violence ressentie d'avoir été abandonné par un parent. En fait, l'enfant est paniqué et son agressivité est une recherche inconsciente de limites, de sécurité.

Peur

Autre point important, l'enfant ayant une vision très égocentrique de la situation, peut penser qu'il va mourir également, c'est important d'en avoir conscience et de le rassurer, parce qu'il y a de grandes chances pour qu'il n'en dise rien et développe cette peur en silence, peur qui peut se manifester à travers la peur du noir ou de la solitude par exemple.

Culpabilité

(voir rôle des adultes)

Plus particulièrement chez l'adolescent :

Pensées suicidaires

L'adolescent peut croire que le suicide est un moyen d'anéantir sa douleur ou d'aller retrouver la personne décédée. Il ne faut pas le juger, car vouloir s'évader de la douleur est une réaction normale.

Si l'adolescent décrit la méthode ou le plan qu'il compte mettre à exécution pour s'enlever la vie, il faut le prendre au sérieux et réagir. Consulter immédiatement un professionnel.

Activité sexuelle

Un adolescent peut devenir sexuellement actif pendant le processus du deuil. Si l'adolescent a perdu un membre de la famille, les autres membres de sa famille sont peut-être absents sur le plan émotif, puisqu'ils sont aussi endeuillés.

Le besoin de se sentir près de quelqu'un, tant physiquement qu'émotivement, peut être très fort, et l'activité sexuelle peut aussi servir à le distraire et à lui faire oublier sa douleur et son chagrin.

Drogues et alcool

Il est normal de vouloir engourdir la douleur que l'on ressent-toute personne sous l'effet de l'alcool ou la drogue peut oublier sa douleur et son chagrin. Les adolescents endeuillés sont à risque d'adopter des comportements autodestructeurs. Bien que la drogue et l'alcool permettent de masquer temporairement la douleur, ils ne font que prolonger et compliquer le processus de deuil. Il est important de parler ouvertement avec les adolescents des dangers que posent la drogue et l'alcool sans les pointer du doigt ni les juger.

État de choc et incrédulité

Cet engourdissement ou blocage de la réalité est un mécanisme d'adaptation important et doit être respecté. Dans les mois qui suivront, ces sentiments disparaîtront et l'adolescent aura alors besoin de vous plus que jamais.

Colère

Il est important de donner aux adolescents des options saines pour exprimer leur colère. Par exemple, crier à plein poumon dans un oreiller ou frapper de toutes ses forces dans un matelas. Ces expressions de colère permettent de libérer l'énergie physique que les paroles à elles seules ne peuvent pas et elles ne blessent personne.

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