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Les terreurs nocturnes

sommeil

Qu'est ce que c'est ?

Spectaculaire, la terreur nocturne survient en général durant les premières heures de la nuit, pendant une période de sommeil profond.

L'enfant se dresse sur son lit, en larmes, agité de soubresauts. Il a les yeux grand ouverts et paraît effrayé, voire halluciné. Il hurle, son corps exprime les signes caractéristiques de la peur : sueurs, nausées.

L'épisode ne dure généralement qu'un quart d'heure puis l'enfant se rendort, spontanément.

Au réveil, parfois difficile, l'amnésie de l'épisode est totale. Le trouble survient habituellement lors d'un éveil en sommeil lent profond, ce qui explique l'amnésie totale le lendemain.

Une énurésie est parfois associée.

Ces terreurs peuvent être uniques ou répétitives. Elles touchent 1 à 3 % des enfants de moins de 15 ans Elles surviennent davantage chez le garçon, de 3 à 12 ans.

Que faire ?

Ne le réveillez surtout pas, il serait incapable d'expliquer son trouble et se trouverait en proie à une confusion accrue. La plupart du temps, quelques minutes après la terreur nocturne, l'enfant se calme seul et reprend paisiblement le fil de sa nuit.

Ces manifestations survenant souvent chez des enfants qui ont de gros besoins de sommeil et pendant des périodes de la vie très riches en acquisitions et en évolution, veillez à ce que votre enfant ait assez de repos et mène une vie régulière. Couchez-le un peu plus tôt par exemple.

Certaines sont la manifestation d'un conflit intérieur ; parlez-en avec lui, tentez de comprendre ce qui le préoccupe, amenez-le à mettre des mots sur certaines situations qu'il vit mal.

Si ces terreurs persistent, n'hésitez pas à consulter un spécialiste, pédiatre ou psychologue, qui l'aidera à démêler les fils de son inconscient.

Différences avec les cauchemars :

  • cela se passe en début de nuit (3 premières heures)
  • il ne vous reconnaît pas et est désorienté
  • les paroles apaisantes n'ont pas d'effet
  • il ne se souviendra pas ou peu de ce qui s'est passé, il n'a pas conscience de ce qui lui arrive
  • il est encore endormi

Est-ce grave et quand faut-il s'inquiéter ?

Les parents sont habituellement très inquiets ; pourtant ces manifestations nocturnes sont banales à cet âge et sans conséquence pour la santé de l'enfant.

Elles ne nécessitent pas de traitement et disparaissent vers six ou sept ans.

Cela dit, certains enfants connaissent une évolution phobique parfois sévère.

Un épisode n'est pas pathologique. C'est la répétition qui doit inquiéter. Si le phénomène devient fréquent (plusieurs fois par semaine) et qu'il semble s'installer (depuis plusieurs mois), mieux vaut toutefois en parler au pédiatre, qui décidera de la conduite à tenir.

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